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Polémique autour de l'affichage électoral à Ndjamena

Six candidats font face au président sortant Idriss Déby Itno qui brigue un 6e mandat pour l'élection présidentielle du 11 avril. Si les candidats se confrontent à leur électorat lors de meetings, c'est aussi dans les rues de Ndjamena que se joue la course au Palais rose par le biais des affiches de campagne. Elles sont déployées en nombre dans les rues de la capitale tchadienne. Mais l'opposition dénonce un manque d'équité.

Photo: Au centre-ville de Ndjamena, les affiches aux couleurs du MPS sont nombreuses au quartier Klemat, le 23 mars 2021. Copyright RFI
Les Ndjamenois ont vu des affiches électorales fleurir en nombre au centre-ville de la capitale. En tout cas, celle du candidat Idriss Déby Itno, car aucun opposant n'est visible. Brice Guedmbaye Mbaimon, le président du Mouvement des patriotes tchadiens pour la République (MPTR) évoque un accès difficile aux panneaux d'affichages :
« Les emplacements publicitaires sont quasiment tous occupés par le parti au pouvoir. À la tête des mairies d’arrondissement, il n’y a que les militants du [Mouvement patriotique du salut ndlr] MPS qui gèrent ça. Du coup, ils ont mis ça au service du parti au pouvoir. Ce qui est prévu par les textes, je vous parle de l’article 119, c’est qu’il interdit de mettre des affiches dans ces endroits. »

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Pour la première fois depuis son retour en Côte d'Ivoire, l'ancien président Laurent Gbagbo a parlé lundi de son jugement et de son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), affirmant qu'il avait été envoyé à La Haye car "il fallait écarter un homme gênant".

Plusieurs milliers de personnes ont réservé dimanche un accueil triomphal à l'ex-président Laurent Gbagbo dans son village natal de Mama (centre-ouest de la Côte d'Ivoire), dix jours après son retour à Abidjan à la suite de son acquittement par la justice internationale.

Le retour de l'ex-président Laurent Gbagbo le 17 juin en Côte d'Ivoire aura des répercussions sur la vie politique de son pays où, malgré une décennie d'absence, il reste un des acteurs majeurs depuis plus de 30 ans.

C'est un saut dans l'inconnu pour les 16 millions de Tchadiens: ils vivaient depuis 30 ans sous la férule d'un homme, Idriss Déby Itno, à peine réélu puis tué, et ils héritent d'une junte militaire dirigée par un fils inexpérimenté qui concentre tous les pouvoirs.